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Note: La Loi d'Affaire Etrangère (Foreign Business
Act) peut paraître restrictive et compliquée. Dans la
pratique, elle est relativement simple. Cependant,
n’écoutez jamais les « on dit » et faites-vous toujours
assister par un juriste, une personne compétente ou un
avocat sérieux pour monter votre affaire car les
risques
encourus sont importants. |
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Pour un étranger, il n’est pas impossible de faire des affaires
en Thaïlande; toutefois certaines restrictions et règles
doivent être strictement bien respectées. En Thaïlande, les
droits des étrangers sont inscrits dans la loi intérieure thaïe.
Indépendamment de quelques droits qui sont réservés aux
ressortissants thaïs, et interdits ou limités aux "étrangers"
(foreigners), on peut dire que les étrangers ont les mêmes
droits fondamentaux que les citoyens thaïs. Il y a cependant
quelques restrictions qui limitent le pourcentage
d’investissements étrangers dans les banques de commerce, la
pêche professionnelle, le transport commercial, l'aviation,
l'exploitation minière, l'exportation des produits et
quelques autres secteurs d'activité. Celles-ci existent en vertu de
diverses lois.
Dans le passé, il y avait peu de restrictions pour les étrangers
qui étaient venus faire des affaires en Thaïlande. Ceci avait
mené à un déficit de la balance commerciale du pays. Par
conséquent, le gouvernement a voté une nouvelle Loi d'Affaire
(Act of Business) en 1999, qui a remplacé l’ancienne Loi
d'Affaire Etrangère (Alien Business Law). Cette nouvelle loi a
été appelée "The Foreign Business Act, B.E. 2542 (1999)"
et elle stipule que les étrangers peuvent toujours créer
et diriger des affaires
en Thaïlande, mais avec un peu plus de restrictions.
Il y a trois catégories d’affaires allouées par le Foreign
Business Act:
1. Certains business sont absolument interdits aux étrangers
(voir ci-dessous le chapitre "Autres
Conseils") à moins qu'il n’y ait une exception promue
dans une loi ou un traité spécial.
2. Les entreprises étrangères existantes qui opéraient déjà
avant le Foreign Business Act B.E. 2542 (1999) peuvent
poursuivre leurs activités mais doivent obtenir une Licence d’Affaire
Etrangère (Alien Business License). D'autre part, les étrangers
ne peuvent pas lancer une affaire sans la permission du Ministre
et l'accord de son Cabinet.
3. Ces types d'affaires sont similaires a celles mentionnées
dans la catégorie 2. Cependant, il est possible à des étrangers
de faire une demande pour une Alien Business License avec
l’accord du Directeur Général et du Conseil d’Administration.
Les entreprises de la catégorie 3 sont ouvertes aux étrangers,
mais les autorités n’autoriseront une nouvelle licence que si
elles sont convaincues que ces business sont réellement dirigés
avec une majorité de pouvoirs thaïs. L’Alien Business License
peut être revendue à un étranger qui souhaiterait continuer un
business. Néanmoins, dans cette licence, certains détails et restrictions
seront réexaminés afin qu’elle puisse s'appliquer.
"Etranger" (Foreign):
En termes de business, les Affaires sont dénommées "Etrangères"
(Foreign) quand:
1. Elles sont menés sous le coup d'une loi étrangère.
2. La moitié ou plus de leur capital social est détenue par des
étrangers, même si la compagnie est sous le coup de la loi
thaïe.
3. La moitié (ou plus) de la valeur totale du capital
social est détenue
par un (des) étranger(s), même si l'autre moitié
est possédée par un ressortissant thaï.
Le nouveau Alien Business License:
Pour récapituler, les entreprises de la catégorie 2 peuvent
faire une demande pour une Alien Business License si elles ont
été approuvées par le Ministre et son Cabinet. Les entreprises
dans la catégorie 3 peuvent demander cette licence pour démarrer
un business si elles ont la permission du Directeur Général
et
l'approbation du Conseil d’Administration. En accord avec le
Ministère du Commerce, d'autres types d'affaires, telles que des
compagnies pétrolières de service ou celles impliquées dans la
haute technologie, doivent adjoindre des conditions à l’Alien
Business License avec le Ministère. Ces conditions déclarent que
les entreprises apporteront 3.000.000 Baht de capital pendant la
première année d’exercice en Thaïlande.
Les règlements ministériels indiquent un capital minimum pour
les cas où les entreprises de la catégorie 2 ont un capital d’au
moins 40% détenu par les thaïs.
Peines encourues:
Dans le nouveau Foreign Business Act, on voit une augmentation
des peines criminelles en cas d'infraction. Un étranger
dirigeant des affaires qui lui sont
interdites par la Loi d'Affaire Etrangère (Foreign Business Law)
et/ou sans une "Alien Business License", risque une amende entre
100.000 et 1.000.000 Baht et un emprisonnement pouvant aller
jusqu’à trois ans. De plus, un ressortissant national ou un
juriste qui assisterait l'étranger dans un détournement
de la Loi en détenant des
parts sociales de l’entreprise risque lui-aussi une amende entre
100.000 et 1.000.000 Baht et un emprisonnement pouvant aller
jusqu’à trois ans. |
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Pour travailler légalement en Thaïlande, vous devez
avoir un permis de travail.
Toute personne qui vient en Thaïlande sous le couvert
d’une société devrait être normalement correctement
informé et conseillé par celle-ci. Votre employeur doit demander un permis de travail
pour vous, et vous devez venir en Thaïlande avec un visa non-immigrant, généralement
un non-immigrant B. Votre employeur doit
donc vous envoyer une lettre à présenter à l'Ambassade ou au
Consulat de Thaïlande de votre pays pour la demande
de visa non-immigrant. Il doit normalement s’occuper
de tout et vous tenir au courant des démarches et de leur évolution.
Si vous envisagez de créer votre propre affaire, alors
vous pouvez obtenir par vous-même un permis de travail lors
de la mise en place de votre société. Vous
pouvez donc d'abord venir en Thaïlande avec n'importe quel
type de
visa, et, ensuite, monter votre société. Celle-ci
(vous-même) peut écrire la lettre sur un papier à en-tête
en utilisant son adresse officielle. Ensuite, vous devez
ressortir de
Thaïlande pour demander un visa non-immigrant B basé sur
cette lettre accompagnée d'une copie des documents officiels de
votre société ; puis vous rentrez à
nouveau en Thaïlande avec votre
visa non-immigrant B et demandez le permis de travail.
Pour ce cas, nous vous conseillons de contacter un
avocat compétent et sérieux pour installer votre société
et demander un permis de travail.
Des conditions de salaire minimum ont été mises à jour
en 2004 par le Ministère du Travail:
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Etats Unis, Canada,
Japon |
60,000 baht/mois |
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Europe, Royaume Uni,
Australie, Nouvelle Zélande |
50,000 baht/mois |
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Singapour, Hong Kong,
Taïwan, Corée |
45,000 baht/mois |
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Inde, Malaisie, Moyen
Orient |
45,000 baht/mois |
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Chine, Philippines,
Indonésie |
35,000 baht/mois |
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Afrique, Laos,
Cambodge, Myanmar, Vietnam |
25,000 baht/mois |
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Journalistes
travaillant pour un journal de Thaïlande
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20,000 baht/mois |
Entre la Thaïlande et votre pays d'origine, se
posera la
question de la double imposition. Vous devez penser à
résoudre également les problèmes légaux avec votre
employeur de sorte que vous ne soyez pas doublement et
fortement imposé, c’est-à-dire que vous ne payez pas le
plein impôt sur votre revenu en Thaïlande et dans votre
pays d'origine, ou le pays d'origine de votre employeur. Contactez
aussi le service des impôts des expatriés de votre
pays d'origine.
Tous ceux qui viennent travailler pour une société
en Thaïlande doivent impérativement être en
possession d'un contrat de travail avec leur employeur
avant d'arriver dans le pays qui doit préciser le type
d'emploi à exercer et les questions fiscales. Les étrangers arrivant en
Thaïlande sont souvent très inexpérimentés face aux
difficultés et aux obligations officielles, de
sorte qu’il vaut mieux gérer et clarifier
tous les détails
plus tôt que trop tard.
Les associations d'expat et les Ambassades connaissent
de nombreux cas de personnes ayant travaillé
illégalement en Thaïlande, sans le savoir, pour des
employeurs à qui ils faisaient confiance
généralement pour de courtes périodes sans problèmes. Mais il y a
aussi de nombreux rapports et demandes d'aide de gens qui viennent en
Thaïlande et qui travaillent pour des personnes qu'elles ne
connaissent pas et qui refusent de les payer
(complètement ou partiellement). Sans permis de travail ou
existence de société (avec des échanges de courriers ou toutes autres
preuves écrites), ces personnes n'ont aucune preuves à
montrer et peuvent avoir de sérieux ennuis
avec les autorités locales en leur racontant qu'elles ont
travaillé illégalement. Et ces cas ne sont pas rares.
La peine habituelle si l'on est pris à travailler de manière
flagrante et illégale en Thaïlande est généralement
l’expulsion. Les fonctionnaires de l'immigration peuvent
débarquer chez vous (votre hôtel ou votre appartement),
prendre vos affaires et vous emmener directement à l'aéroport. Vous
pouvez aussi être emprisonné par l'immigration
jusqu'à ce que vous ayez totalement arrangé
votre
départ (billet d'avion, etc...). Tout ceci dépend de la situation générale.
Les cas les plus connus d'arrestations pour illégalité
sont des dénonciations aussi bien par des locaux que par
des concurrents "farangs". Les instances
gouvernementales thaïes ont beaucoup
de moyens de rechercher des informations, et des questions comme "qui fait quoi ?...
pour qui ?..." n'ont aucun secret à un certain niveau, juste l’illusion de secret.
Il est donc toujours mieux de faire les choses de la
bonne manière et de voir les personnes concernées. De
plus, ne vous faites pas d’ennemis, n'envisagez
pas de choses
répréhensibles, ou ne vous associez pas avec des
personnes douteuses, il y a toujours un revers à chaque
médaille.
Donc si vous êtes employé, vous devez être sûr que votre
employeur soit à jour avec l’administration et vous
tienne au courant, et vous devez le vérifier. N’hésitez pas à
demander des informations à un avocat compétent. |
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Le Permis de Travail
(retour à la liste) |
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Tout d'abord, vous devez avoir un visa du Non-Immigrant
pour demander un permis du travail. Le prix de 750 à
3,000 le baht dépend de la durée de votre permis du
travail.
Les règles du permis du travail
En mai 2002, le Département de l’Emploi (Department of
Employement) avait annoncé, avec l’approbation du
Ministre du Travail et du Bien-être Social, le nouvel
Ordre des Procédures sur les critères et les conditions
d’obtention et d’approbation des permis de travail pour
les expatriés. D'après cette liste de procédures, le
permis peut être accordé à un expatrié qui a les
qualifications requises dans l’une des conditions
suivantes:
1. Travailler pour une société avec un capital social
enregistré d'au moins 2.000.000 Baht. Un expatrié peut
être embauché pour chaque tranche de 2.000.000 Baht avec
un maximum de 10 expatriés.
Documents demandés:
• Le certificat d’enregistrement du représentant
juridique avec une preuve du déblocage complet du
capital d’un minimum de 2.000.000 Baht, ainsi qu’une
copie de la liste des actionnaires (Formulaire Bor Or
Jor 5).
• Un état financier avec un actif d’au moins 2.000.000
Baht après déduction des dettes, des emprunts et des
autres dépenses, et paraphé par un commissaire aux
comptes certifié. L’entreprise doit avoir en caisse ou
en dépôt en banque un minimum de 2.000.000 Baht.
• Un relevé de transaction pour prouver le mouvement
d’espèces dans un but de business dans une banque d’un
minimum de 2.000.000 Baht.
2. Travailler dans une société qui a déjà payé l'impôt
sur le revenu au Département du Revenu (Revenue
Department) d’un minimum 5.000.000 Baht pour les 3 dernières années. Chaque tranche de paiement d’impôt de
5.000.000 Baht permet d’embaucher 1 expatrié.
Document demandé:
• Formulaire du paiement de l'impôt (Por Nkor Dor 91) et
reçu du Département du Revenu
3. Travailler pour une société qui s’occupe
d’exportation et qui a fait des transactions en monnaies
étrangères pour un minimum de 3.000.000 Baht l’année
précédente. Chaque tranche de 3.000.000 Baht permet
d’embaucher 1 expatrié avec un maximum de 3 expatriés.
Document demandé:
• Une copie du récapitulatif des paiements certifiée par
le Département des Douanes qui déclare la valeur totale
des marchandises exportées.
4. Travailler dans une entreprise qui emploie au moins
50 employés thaïlandais. L’entreprise est autorisée à
embaucher 1 expatrié pour chaque tranche de 50 employés
thaïlandais avec un maximum de 5 expatriés.
Document demandé:
• La preuve du paiement des charges sociales.
5. Un expatrié ayant un revenu et payant un impôt
personnel sur le revenu au Département du Revenu d’au
moins 18,000 Baht, ou ayant déjà payé un impôt personnel
sur le revenu l’année précédente pour un minimum de
18,000 Baht.
Document demandé:
Si l’expatrié n'a jamais travaillé dans le Royaume, il
doit fournir
• Le contrat de travail afin d'estimer la capacité de
payer le tel impôt. En conséquence, s’il est seul, il
doit avoir un revenu personnel d'au moins 30.000 Baht
par mois, et, s’il est marié, il doit avoir du revenu
personnel d'au moins 45.000 Baht par mois.
• Si l’expatrié avait un permis de travail, il doit
présenter la preuve du paiement de l'impôt sur le revenu
personnel d'un minimum de 18.000 Baht avec un reçu du
Département du Revenu.
De plus, les Officiers Fonctionnaires Autorisés, avec
des motifs raisonnables, peuvent reconsidérer
l’approbation du permis du travail, le renouvellement et
la modification des descriptions de l'emploi et du lieu
de travail sans se soucier des restrictions sur le
nombre d'expatriés déclaré ci-dessus, si le travail
tombe sous les critères suivants :
1. Bureau représentatif qui s’occupe de contrôle de la
qualité, de l’acquisition ou de recherche de marchés.
Document demandé:
• Licence d'Opération d'Affaire (Business Operation
License) d'après le Foreign Business Operations Act B.E.
2542 (2002).
2. Le travail dans le conseil en investissement, conseil
administratif, technique et technologique, ou d’audit
interne périodique.
Document demandé:
• Contrat de consultant avec les cachets officiels des
deux parties.
3. Représentants de tourisme qui amènent des étrangers à
voyager en Thaïlande.
Document demandé:
• Permis (Licence) de l'agent de tourisme publié par
l’Autorité du Tourisme Thaïlandais (TAT).
4. Institutions financières internationales approuvées
par la Banque de Thaïlande.
5. Business temporaire de divertissements, bien-être
religieux, social, culturel ou sportif sans but lucratif.
6. Travail en tant que signataire de contrats sur des
projets avec les corps gouvernementaux ou entreprises de
l'état.
Document demandé:
• Une lettre de recommandation qui liste le nombre et
les noms d'expatrié ainsi que leurs positions.
7. Travail qui utilise principalement des matières
premières locales comme composant essentiel de
production ou dans l’usage de matières premières importées.
8. Travail d’exportation de produits thaïlandais.
9. Travail dans les nouvelles technologies que les thaïs
sont dans l’incapacité de réaliser ou de distribuer
eux-mêmes, ou pour un transfert technologique aux thaïs.
10. Travail dans une région où il y a pénurie de
main d’oeuvre thaïe.
11. Avoir une résidence officielle dans le Royaume.
Document demandé:
• Un permis de résidence ou un certificat d'étrangers.
12. Un couple marié avec un citoyen thaïlandais, avec
enregistrement légal de mariage, qui cohabite
publiquement comme mari et femme, et avec une profession
légale qui est socialement respectable.
Conseils pour les étrangers qui reçoivent un permis
du travail:
1. L'étranger doit toujours avoir le permis de travail
avec lui ou l’avoir dans son bureau pendant les heures
de travail afin de pouvoir le présenter à tout moment
aux officiers du gouvernement.
AMENDE: Celui qui viole cette règle sera condamné à une
amende maximum de 1.000 baht.
2. L'étranger doit exécuter seulement le travail inscrit
sur son permis du travail. S'il exécute un travail
différent ou dans une autre localité, ce changement doit
être approuvé.
AMENDE: Celui qui viole cette règle peut être emprisonné
un maximum d’1 mois ou/et sera condamné à une amende
maximum de 2.000 baht.
3. L'étranger qui souhaite travailler plus longtemps que
la date du permis devra solliciter une extension avant
la date d’expiration de celui-ci.
AMENDE: Celui qui viole cette règle peut être emprisonné
un maximum de 3 mois ou/et sera condamné à une amende
maximum de 5.000 baht.
4. Si le permis de travail est endommagé matériellement
ou perdu, l'étranger doit demander son remplacement dans
les 15 jours qui suivent la date du dégât ou de la perte
du permis du travail.
AMENDE: Celui qui viole cette règle sera condamné à une
amende maximum de 500 baht.
5. Dans le cas où l’étranger change de nom, de
nationalité, d’adresse ou de place d’activité, il doit
le notifier le bureau du Service de l'Emploi (Employement
Service Office) pour mettre à jour dès que possible
l'information.
6. Après la démission de son travail, l'étranger doit
rendre le permis du travail dans les 7 jours suivant la
date de démission
AMENDE: Celui qui viole cette règle sera condamné à une
amende maximum de 1.000 baht.
Conseils aux patrons qui souhaitent employer un
étranger:
1. N'employez pas d’étranger sans permis de travail. Ne
permettez pas à un étranger d’exécuter un travail autre
que celui spécifié dans son permis du travail, ou de
travailler dans d’autres conditions que celles
spécifiées dans celui-ci.
AMENDE: Emprisonnement maximum de 3 ans ou/et amende
maximum de 60.000 baht.
2. Un patron, qui emploie un étranger dans un travail ou
le transfère dans une autre localité ou le licencie,
doit le notifier dans les 15 jours au Bureau du Service
de l'Emploi.
AMENDE: Celui qui viole cette règle sera condamné à une
amende maximum de 1.000 baht.
Note:
Tous les étrangers qui prennent part à tout
type de
travail en Thaïlande doivent avoir un permis de travail
valide, délivré principalement par le Département
d'Emploi du Ministère du Travail et du Bien-Etre Social
selon l'Acte de l'Emploi des Etranger B.E. 2521 (1978).
Le terme que le "travail" est défini
comme couvrant des activités physiques et mentales,
avec ou sans salaires ou toutes autres formes de rémunération.
Travailler même pour un jour sans un permis de travail
valide est considéré comme un délit.
La période de validité d'un permis du travail est
fonction du statut d'immigration du détenteur,
c’est-à-dire qu’un permis de travail expire
habituellement le dernier jour de la période de séjour
permise par les fonctionnaires de l'immigration comme
indiqué sur le visa de l'étranger. Les étrangers qui ont
des visas de transit ou des visas touristes ne sont pas
autorisés à travailler. |
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Voici quelques informations d’ordre général et des
conseils sur la manière de créer une société en
Thaïlande et sur l’environnement de fonctionnement des
affaires dans le pays. Globalement, si avez de vraies
intentions de faire des affaires en Thaïlande, alors la
création d’une société est relativement facile comparé à
beaucoup d'autres pays. La Thaïlande est un bon endroit
pour faire des affaires. Elle a une économie de marché
relativement libre et assez flexible.
Le système légal thaï, en ce qui concerne les sociétés
et les questions fiscales, est en grande partie modelé
sur les USA et les pays européens tels que la Suisse et
la France. La plupart des étrangers trouvent qu’il est
assez facile de travailler dans le pays. Mais cela
dépend aussi de ce que vous devez ou voulez faire, mais
également des conseils et de l'aide d'expert compétent.
Dites-vous ceci, dans les affaires, la partie légale
devrait être la partie facile en Thaïlande.
Souvent, des gens nous contactent effrayés par de
mauvaises histoires lues sur Internet ou entendues
d'autres personnes. Il y a toujours deux façons de
raconter les histoires, et souvent par Internet c’est
comme la télévision ou les journaux, les mauvaises
nouvelles sont amplifiées et voyagent plus vite et plus
loin que les bonnes. De plus, les gens aiment se
plaindre. C’est un peu comme le mythe que "toutes les
femmes thaïes n'en veulent qu'à votre argent";
tenez-vous à l’écart des groupes de gens louches et vous
découvrirez le monde différemment.
La plupart des problèmes sérieux dont nous avons entendu
parler sont venus de personnes inexpérimentées dans les
affaires, n'ont pas eu un associé digne de confiance et
expérimenté, ont eu des ennuis en suivant des conseils
louches ou bidons, et/ou n’ont pas approfondi leur
recherche dans leur domaine de spécialisation
spécifique. Notamment, nous ne conseillons à personne de
créer une société uniquement pour obtenir un visa de
longue durée en Thaïlande (c’est-à-dire pour éviter des
aller/retour fréquents pour le visa). Les sociétés
"écran" sont illégales et vivement découragées par le
gouvernement thaï.
Nous connaissons des étrangers qui ont installé leur
première affaire (de toute leur vie) en Thaïlande et qui
ont réussi, mais ils ont eu de vraies intentions,
étaient déterminés, engagés, persévérants,
auto-disciplinés, voulant apprendre, bons naturellement
et ont eu de bons conseils. Si vous n’êtes pas vraiment
sérieux, alors passez votre chemin. Votre succès ou vos
difficultés dépendront la plupart du temps des choses
comme:
- Le marché pour vos services ou vos marchandises
- Votre recherche
- Tous les permis requis pour vos marchandises,
particulièrement les produits comme les denrées
alimentaires qui exigent l’approbation de la FDA (Food
and Drug Administration, Administration Sanitaire)
- Votre expérience générale et votre capacité à faire
des affaires
- Votre(vos) associé(s) éventuel(s)
- La qualité du personnel que vous emploierez
- Les conseillers que vous aurez
Il est illégal pour un individu de travailler en
Thaïlande sans Permis de Travail (un petit livret qui
ressemble à un passeport) et numéro d'Identification de
Taxes (vous obtiendrez une carte plastifiée
approximativement de la taille d'un permis de conduire).
Donc, après avoir créé votre société et après que toutes
les formalités soient accomplies, vous devez demander un
Permis de Travail. Vous pourrez alors travailler
légalement et votre compagnie pourra vous rémunérer.
Vous devez aussi maintenir un ratio de thaïs par
étranger en termes d'emploi plein temps (minimum 5:1
mais cela dépend de vos affaires), les payer et payer
vos impôts, et être en mesure de montrer un
investissement en capital suffisant. Vous ne pouvez pas
simplement mettre sur pied une entreprise et embaucher
uniquement tout votre personnel étranger. Le nombre de
permis de travail étrangers dépendra du nombre
d'employés thaïs, de votre investissement (2 millions de
baht "capital social" par permis de travail), et du type
d'affaire.
Avant d’obtenir votre permis de travail, votre société
peut cependant commencer à faire des affaires avec
d'autres sociétés, car ce sont des transactions B to B
(business to business), c’est à dire de société à
société, et non des transactions entre vous et une autre
société. Cependant, vous ne pouvez pas travailler, et
votre compagnie ne peut pas vous payer un salaire
jusqu'à ce que vous n’obteniez votre permis de travail
et votre numéro d'identification de taxes. Il est
également illégal que d'autres vous payent directement.
Il y a eu beaucoup de cas d’étrangers effectuant un
travail en Thaïlande pour d'autres sociétés qui
refusaient alors de les payer jusqu'à ce qu'ils
obtiennent un permis de travail. |
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Les lois en Thaïlande sont assez nationalistes. Dans la
plupart des cas, la société doit être en majorité
possédée par des actionnaires thaïs. Ceci signifie qu'il
ne peut pas y avoir plus de 49% d'actionnaires
étrangers.
Les exceptions (propriété de majorité étrangère) exigent
une Foreign Business License (Licence d'Affaire
Etrangère) du Ministère du Commerce, normalement
accordée avec les bénédictions du Board Of Investment
(BOI) sur la base de gros investissements (minimum 10
Millions de bahts), et d'un grand nombre d'employés
thaïs, et/ou de transfert de technologies
particulièrement stratégiques en Thaïlande (comme le
secteur de l'énergie).
La première objection la plus commune pour créer une
société en Thaïlande est la question de la majorité
thaïe. Le contrôle d'une société, de son argent, de
propriété, de décisions, etc..., n'est pas
nécessairement perdu quand on ne possède pas la
"majorité". Il y a quelques mesures simples par
lesquelles un étranger peut garder le contrôle total de
sa société:
- Vous êtes le seul Directeur décisionnaire (Managing
Director)
- Vous êtes la seule signature autorisée (les
règlements/articles de constitution de société déclarent
que toutes les décisions doivent être signées par ce
Managing Director)
- Vous dédoublez les parts sociales entre "ordinaires"
et de "préférence" par lesquelles vos parts "ordinaires"
ont 2 fois (ou plus) la valeur de vote que les parts de
"préférence" (avantagées pour le paiements de
dividendes, mais pas pour le droit de vote)
|
Attention... La nouvelle
Loi des Affaires pour les Etrangers (Foreign
Business Law) interdit aux
étrangers de créer une société thaïe avec des
actionnaires thaïs non réels. Vos
partenaires thaïs doivent dorénavant
investir leur propre argent (à hauteur
minimum de 51%) et l'étranger "Directeur"
(managing Director) se voit
réduire ses droits de vote en dessous de
50%. Actuellement, les étrangers
qui possèdent déjà
une société de droit thaï avec des
partenaires "fictifs" ont jusqu'à 2 ans pour
régulariser leur situation quant à la
nouvelle Foreign Business Law.
Consultez impérativement
un avocat qualifié pour obtenir les conseils
les plus appropriés. |
En plus, vous pouvez instaurer un quorum d'actionnaires
à 65% (et, si vous n’êtes pas présent, il n'y aura ainsi
pas surprise).
Note: En Thaïlande, la définition des
parts "ordinaires" et de "préférence" change de la
notion de certains autres pays. Certains donnent plus de
valeur de vote aux actions privilégiées. C'est en partie
une question de traduction et de définition, mais il
peut y avoir aussi des différences philosophiques. De
toute façon, en Thaïlande vous établissez clairement les
différentes valeurs de vote.)
Le Managing Director étranger peut bien entendu être le
plus grand actionnaire (en valeur de vote). Notamment,
dans beaucoup de cabinets juridiques, il est commun pour
des étrangers de "payer plus" les actionnaires thaïs en
contre partie que ceux-ci signent des transferts de
parts (share transfer) non datés lors la création de la
société; vous pourrez ainsi revendre ou dissoudre la
société dans l’avenir. Votre avocat vous conseillera sur
ce point. Cependant, dans tous les cas, si vous
choisissez cette voie, ne laissez pas traîner à la vue
de tous ou au fond d’un tiroir ces accords de transfert
d'actions signés et non datés, vous prendriez un énorme
risque.
Une autre tactique consiste à utiliser un avocat qui ne
vous fera jamais rencontrer les actionnaires, ainsi ils
ne vous connaissent pas; c'est un autre "niveau de
sécurité". Mais c’est illégal. De plus, si votre société
s’enrichie ou acquière des propriétés, vous pourriez
avoir un "malheureux accident"… Ceci n’implique pas que
tous les gens ont de telles intentions de conspiration.
Il est clair qu'elles ne sont pas habituelles.
Cependant, ces choses se produisent et ce sont des
risques que vous n’avez pas besoin de prendre.
Finalement, il est mieux de connaître vos actionnaires,
pour statuer clairement sur la vraie valeur de votre
société en cas de démission du Managing Director, et
pour vous assurez d'avoir de vraies informations de
façon confidentielle et sûre.
Nous avons aussi remarqué quelques annonces
publicitaires prétendant que vous
pouvez créer une société en majorité étrangère. C’est
vrai, vous le pouvez. Mais vous ne pourrez faire des
affaires avec cette société qu’après avoir obtenu une
Foreign Business License… |
|
Il y a quelques champs d'application dans lesquels les
étrangers ne sont pas autorisés à travailler. Cependant,
ce sont généralement des secteurs spécifiques. La grande
majorité de possibilités que les "farangs" souhaitent
utiliser sont autorisées.
Voici la liste des métiers interdits: Architecte -
Chapelier - Coiffeur ou esthéticien - Conduite de
véhicules à moteur (sauf aviation) - Comptable - Couture
ou tissage - Courtage - Cordonnier - Dessins sur soie -
Fabrication d'instruments de musique thaïs - Fabrication
de produit en soie fait main - Fabrication de couteaux -
Fabrication de parapluies en tissu ou en papier -
Fabrication de poupées thaïes - Guide - Maçonnerie,
charpenterie ou autres métiers du bâtiment - Manufacture
de cigarettes - Potier en céramique - Réalisation de
bouddhas - Sculpture sur bois - Secrétariat - Tapissier
ou matelassier - Travail manuel - Travail dans
l'agriculture, la pêche ou la sylviculture - Travail sur
bijoux - Travail sur paille, bambou ou roseau - Vente
aux enchères - Vendeur des rues - Vendeur en magasin.
Un problème que vous devez gérer est que tous les
règlements, informations et formulaires sont en langue
thaïe. Tout ce qui est soumis au gouvernement est en
thaï. Ceci exige beaucoup d'adaptation pour les
personnes qui ont déjà eu à gérer des entreprises dans
leur propre pays avec les écritures administratives et
comptables. Presque tous les étrangers sont totalement
illettrés dans la langue thaïe. Ainsi nous dépendons
systématiquement de quelqu'un d'autre pour lire les
règles, les instructions et les formulaires, et les
traduire dans un anglais (ou français) souvent
approximatif pour pouvoir prendre des décisions qui sont
ensuite retranscrites en écriture thaïe. Les personnes
thaïes doivent vous guider et faire attention aux
problèmes lorsqu’ils arrivent.
En fait, beaucoup de farangs sont invités par leur
avocat à signer les documents non remplis, avec beaucoup
de blancs au milieu d'écriture thaïe, que l'avocat
complètera et enverra. Vous pouvez bien sûr demander à
l'avocat de les compléter avant que vous les ayez lus,
mais même s’ils sont remplis, pourriez-vous vraiment les
lire?
Si vous avez quelqu'un de confiance, vous pouvez
indépendamment vérifier les formulaires, vous assurer
qu’ils sont bien écrits, spécifiques et adaptés à votre
personne. Nous avons connu quelques cas de farangs qui
avaient demandé à leur concubine de bar d'exécuter ce
travail; c'est une grande erreur car la plupart d'entre
elles ont juste eu une éducation dans une école publique
jusqu'au 6ème degré (12 ans), voire moins, et vous ne
feriez pas dans votre pays lire des documents juridiques
avec ce tel niveau d’éducation…
Vous aurez aussi besoin d'un bon comptable pour
manipuler toutes les lettres administratives et les
questions fiscales avec la comptabilité de vos clients.
Il sera aussi nécessaire pour les échanges parlés et
écrits. Il pourra également expliquer des choses à vos
employés.
La comptabilité et les audits de votre société peuvent
être faits en anglais, mais les formats standards soumis
au gouvernement sont en thaï, et tous les autres
rapports doivent être aussi traduits en thaï.
Comme nous l'avons déjà souligné, les thaïs n'ont en
général pas un bon niveau d’anglais, comme c’est le cas
dans la plupart des bureaux de l’administration. Le
vocabulaire des affaires est d’un niveau très élevé, à
la différence de la vie de tous les jours quand vous
parlez avec des amis ou avec des vendeurs dans la rue.
Si votre société est petite et, dans un premier temps,
la banque peut refuser de vous ouvrir un compte courant
avec un chéquier. Vous aurez seulement un compte épargne
(sur livret), avec lequel vous pourrez seulement retirer
de l’argent en espèces. Vous n’aurez pas de carte de
retrait au distributeur (ATM) avec un compte de société.
Vous devrez vous déplacer ou envoyer quelqu'un à la
banque avec un bordereau de retrait avec la signature
autorisée (la vôtre) tamponné du cachet de votre
société. La banque pourra préparer différents chèques de
banque sur demande, mais c'est un processus un peu long.
Vous payerez souvent vos clients au comptant, ou bien
par transfert/dépôt sur leur compte à la banque.
Il n'est pas facile d'obtenir des prêts des banques
locales. Obtenir un prêt d’une banque de votre pays sera
peut être plus facile, pour transférer l'argent après en
Thaïlande.
Nous pensons que les plus grands gagnants dans les
prochaines années seront les entreprises qui exporteront
des marchandises et vendront des services. Il y a de
multiples facteurs personnels qui entrent dans la
décision de faire des affaires et de créer une société
en Thaïlande . Réfléchissez bien avant d’agir. |
|
Main d'oeuvre: 36 millions
Répartition par secteurs d'activités: agriculture 42.6%,
services 40.4%, industries 17%
Salaire mensuel moyen: agricole 3019 baht, autres 7948
baht
Taux de chômage: 2.2%
Infrastructures: voies ferrées 4701km, routes 64600km, voies
navigables 4000km, aéroports 109, hôpitaux 1392 (Bangkok 171,
provinces 1221). |
|
Voici résumé ici les différents types d'impôts et de taxes
auxquels votre société sera soumise en Thaïlande:
|
Impôt sur les
bénéfices nets (Tax on net corporate profits) |
Taux |
|
1. Sociétés
ordinaires |
30% |
|
2. Petites
sociétés (capital < 5M baht)
- bénéfice
net moins d'1M baht
- bénéfice
net entre 1M et 3M baht
- bénéfice
net plus de 3M baht |
20%
25%
30% |
|
3. Sociétés
cotées en bourse (Stock Exchange of Thailand)
- bénéfice
net moins de 300M baht
- bénéfice
net plus de 300M baht |
25%
30% |
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (VAT) est de 7% en Thaïlande
Les personnes physiques sont imposées mensuellement selon leur
salaire (voir le tableau sur les salaires minimum autorisés aux
étrangers plus haut dans le chapitre "conditions légales pour
travailler en Thaïlande"):
|
Impôt
sur le revenu annuel des personnes physiques |
Taux |
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de 0
à 80.000 baht |
exempt |
|
de
80.001 à 100.000 baht |
5% |
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de
100.001 à 500.000 baht |
10% |
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de
500.000 baht à 1.000.000 baht |
20% |
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de
1.000.001 à 4.000.000 baht |
30% |
|
plus
de 4.000.001 baht |
37% |
Certains pays ont des accords de non double imposition. Ainsi,
les pays suivants ont signé une convention fiscale avec la
Thaïlande (renseignez-vous avec le centre des impôts de votre
pays):
Arménie, Australie, Autriche, Bahreïn, Bangladesh, Belgique,
Bulgarie, Canada, Chine, Chypre, République Thèque, Danemark,
Finlande, France, Allemagne, Hongrie, Inde, Indonésie, Israël,
Italie, Japon, Corée du Sud, Laos, Luxembourg, Malaisie,
Maurice, Népal, Pays-Bas, Nouvelle Zélande, Norvège, Pakistan,
Philippines, Pologne, Roumanie, Singapour, Afrique du Sud,
Espagne, Sri Lanka, Suède, Suisse, Emirats Arabes Unis,
Royaume-Uni, Etats-Unis, Uzbekistan et Vietnam.
Pour plus d'informations sur la taxation en Thaïlande, le
Département des Impôts
a développé et tient à jour des pages Web assez détaillées sur
les impôts avec de bonnes traductions en anglais. |
|
La publicité sur internet est toujours très lue par les
rêveurs, et la parution d'une annonce publicitaire très
professionnelle avec de bonnes photos rend sa
présentation très rabatteuse.
Ainsi, Il est apparu un jour qu’un type dénommé Vladimir
(de nationalité inconnue) voulait vendre des parts
sociales de son bar situé dans une terre lointaine. Sa
santé défaillante, il lui était nécessaire de rentrer
chez lui à contrecoeur et d’abandonner son bar, un
business pourtant très lucratif. Il devait vendre très
rapidement, premier arrivé premier servi, au prix
incroyablement sacrifié de deux millions de baht, soient
deux parts d'un million chacune. La page de l'annonce
Web montrait les chiffres mensuels "certifiés et
vérifiés" qui indiquaient un retour sur investissement
total dans les dix-huit mois.
Il arriva donc que cette publicité attira l'attention de
Chuck, un Américain qui habitait à Mobile en Alabama.
Chuck n’y connaissait rien sur le fait de posséder un
bar, mais, en revanche, il en savait beaucoup sur le
sujet d’en être le client. Il recherchait une autre
orientation de sa carrière professionnelle ainsi qu’un
changement de décor et il a pensé que US$30,000 était le
montant dont il disposait pour arriver à cette fin. Il a
écrit à l’adresse e-mail de la pub et a reçu une longue
réponse le jour même. Pendant les trois semaines
suivantes, lui et Vlad ont communiqué quotidiennement.
Vlad fournissait toute la paperasserie que Chuck
demandait et avait même envoyé tous les documents thaïs
officiels traduits en anglais à ses frais. Déjà bien
avant que Chuck n’ait pris l'avion pour Bangkok afin
d'aller voir le bar, lui et Vlad étaient devenus de
super copains par correspondance.
Vlad envoya une voiture pour réceptionner Chuck à
l'aéroport et l’emmener directement au bar en question.
A son arrivée, Vlad se présenta lui-même, fit le tour du
propriétaire et le reçu comme un prince. C'était un Beer
Bar (bar à bière) très grand et qui concordait
parfaitement avec ce qui était mentionné dans l’annonce
publicitaire. Il y avait un billard, des meubles qui
semblaient neufs, c'était assez bien achalandé et il y
avait une demi-douzaine de clients qui semblaient
prendre du bon temps. La seule chose que Chuck a trouvé
un peu décevante c’était le personnel composé de huit
hôtesses qui ne semblaient pas aussi
enchanteresses que
dans les photos de la publicité. Néanmoins, Vlad avait
répondu à toutes ses questions et exprimait constamment
son regret d’être obligé d’abandonner une telle mine
d'or. Lorsque Chuck mentionna sa principale inquiétude
qu’il n’y connaissait rien dans la direction d’un bar,
Vlad lui répondit que c'était très facile et qu’il ne
devait pas s’inquiéter pour si peu. Il lui dit que la
mamasan savait tout ce qu’il y avait à savoir et qu’elle
s’occupait de tout toute seule. Il a aussi ajouté que
l’anglais qui avait acheté l'autre part sociale avait
déjà possédé et dirigé beaucoup de bars en ville et
avait des années d'expérience à laquelle Chuck pourrait
faire appel.
Alors, nous étions mi-mars, Vlad rappela son problème
d’urgence et dit qu’il devait rentrer chez lui mi-avril.
Il avait déjà vendu l'autre part sociale et Chuck
n'était pas la seule personne intéressée par cette
affaire. Il a proposé à Chuck de l’aider à rapatrier son
argent sous quelques jours, ainsi il s’arrangerait pour
passer la main au 31 mars et alors les nouveaux
propriétaires prendraient officiellement la relève début
avril. C'était l'arrangement qu’il avait fait avec
l'autre partenaire et il voulait s’arranger le plus
facilement possible avec tout le monde. Chuck dit alors
qu'il donnerait une réponse sous quelques jours.
L'après-midi suivant, Chuck revint au bar pour donner
les bonnes nouvelles à Vlad. Il avait déjà contacté sa
banque aux USA pour arranger un transfert de fonds. Vlad
voulait l'argent en espèces car il a déjà fermé son
compte bancaire thaïlandais en vue de son départ
imminent vers son pays. Il a aussi donné des directives
à Chuck sur la manière de gérer tout cela et toute la
paperasserie pour les signatures, et fait le point avec
la mamasan pour mettre toutes les boissons sur son
compte jusqu'à la fin du mois. La mamasan a souri, Chuck
l’a remercié par une bonne poignée de main, l'affaire
était faite.
Avec quelques difficultés bureaucratiques mais avec
l'aide de Vlad, Chuck a remis l'argent cinq jours plus
tard. Il dit à Vlad qu'il resterait en Thaïlande jusqu'à
ce que son visa de 30 jours arrive à
terme mi-avril pour apprendre autant qu'il le pourrait
au sujet de son nouveau business de bar. Il était
impatient de rencontrer son nouveau partenaire anglais
dont Vlad avait parlé, qui était actuellement dans le
nord mais voulait revenir définitivement
ici pour le passage de main le 31. Chuck expliqua son
projet de retourner deux semaines aux Etats-Unis pour
régler ses affaires et de revenir diriger le bar sur une
base permanente. Vlad dit cela tombait parfaitement bien
parce qu'il avait besoin d'aller à Bangkok le 25 pour
régler une affaire et qu’il serait de retour le 31 pour
aider les nouveaux propriétaires pendant deux semaines.
Selon la disponibilité des vols, il partirait
probablement en même temps que Chuck. Il dit aussi que
l’anglais avait déjà réservé une chambre pas très loin
et que celui-ci pourrait diriger le tout pendant
l’absence de Chuck. Chuck apprécia beaucoup tous les
conseils de Vlad pour l’obtention d’un visa thaï à long
terme aux Etats-Unis.
Au matin du 25 mars, un message attendait Chuck à la
réception de son hôtel. C'était Vlad qui disait qu’il
était parti tôt le matin à Bangkok et qu’il le verrait
au bar vendredi 31 à 15 heures pour la remise des clés.
Il proposait aussi de marquer l’occasion par une petite
cérémonie et rappela à Chuck de ne pas oublier de mettre
les boissons sur la note de Vlad. Les derniers mots sur
le message étaient "Bonne Chance".
Brian est autant anglais qu’un pudding à la prune. Sorti
d’une banlieue dure de Londres, Brian supposait qu’il
pouvait se sortir par lui-même de presque toutes les
situations. Il était aussi très familier avec les bars,
car il avait déjà dirigé un petit pub pendant presque 20
ans avant de partir pour l’Asie du sud-est et peut-être
plus d’aventures exaltantes. Six mois plus tôt, il était
arrivé en Thaïlande et était tombé amoureux de Pattaya.
Afin de pouvoir rester le plus longtemps possible, il a
vu l'affaire du bar comme un choix évident de carrière
pour accomplir son but de vivre en permanence au
paradis. Après tout, il avait l'expérience requise. Il
se vantait souvent auprès de ses copains, "Personne ne
peut rien m’apprendre sur la manière de gérer un pub. Je
connais toutes les ruses et les escroqueries, et
personne ne peut me tirer quoi que ce soit!"
A 14h30, vendredi 31mars, Brian se trouvait au bar avec
une grosse liasse de papiers en main. Il paraissait
attendre ainsi quelqu'un, lorsqu'il reçut une tape sur
l'épaule, il se retourna avec un sourire. Quelqu'un
qu'il n'avait jamais vu se tenait debout devant lui.
"Salut. Je m’appelle Chuck", dit l’étranger en tendant
sa main.
"Est-ce que tu attends Vlad?"
"Ouais, mon pote. Est-ce que c’est toi, le ricain, qui a
acheté l’autre moitié de ce bar?"
Chuck acquiesça en montrant comme preuve à Brian la
liasse de papiers. Ils se sont serrés la main et Chuck
s’est assis à côté de lui. "Vlad est en retard", a-t-il
remarqué.
Le temps passa pendant que les deux compères faisaient
mieux connaissance. A 3h30, Brian demanda à la mamasan
si elle savait où était Vlad. Elle a haussé les épaules.
Brian a répondu en lui disant de l'appeler au téléphone.
Elle le fit devant eux, mais annonça rapidement que le
téléphone de Vlad était éteint. Ce fut à ce moment-là
que les deux gars se sont sentis pour la première fois
piégés comme de gros pigeons.
Brian remarqua un client assis de l’autre côté du bar et
qui les regardait attentivement, il ne fut donc surpris
lorsque le type approcha. "Est-ce que l'un de vous est
le dénommé Chuck?" demanda-t-il. Chuck ouvrit la bouche
et le type, visiblement soulagé, s’expliqua, "Je vous
rencontre enfin. Je m’appelle Geoff. J'ai acheté l'autre
part de ce bar, et, si je devine, cela fait de nous des
partenaires". Le silence tomba sur le bar si
soudainement que l’on put entendre le bruit d’une pièce de monnaie
qui tombait sur le sol. Ou était-ce la mâchoire de Brian
qui craquait? Chuck et Brian se sont alors regardés face
au sourire naïf de Geoff. Sans un mot, Brian leva ses
documents qui se trouvaient devant lui. Chuck fit de
même. Et finalement, Geoff montra une épaisse enveloppe
brune dans sa main gauche - "Oh, merde!". Il fut
maintenant tout à fait évident pourquoi Vlad n’était pas
apparu.
Maintenant, de la façon dont les événements se
déroulaient, les trois types commençaient enfin à
réfléchir. Leur situation était claire et ils auraient
se disputer mais cela n'aurait rien résolu. Aucun d’eux
n'avait le désir, ou les fonds, pour une bataille
juridique interminable, et, en plus, chacun d’eux était
une victime et aucun d’eux ne pouvait prétendre avoir
plus de droits que les autres. Vers 18h30, ils sont tombés
d’accord sur un agrément qui réduisait leurs trois parts
de 50% à un tiers de parts chacun. Ils décidèrent donc
raisonnablement de prendre le meilleur parti d’une
mauvaise situation et, bien que cela risque d’être long,
ils essayeront de récupérer au moins une partie de leur
investissement.
Après pas mal de boissons qui les calmèrent
un peu, ils eurent besoin de laisser la mamasan faire le
point. Elle comprenait leur situation, mais niait toute
implication dans l’escroquerie de Vlad et ajouta même
qu’elle ne l’avait jamais apprécié
en tout cas. Personne ne la crut, et Brian pensa que dès
qu'il trouverait quelqu’un de capable il la ferait
remplacer. La mamasan partit quelques instants et revint
avec se qui ressemblait à un livre de comptabilité. Elle
demanda à quelle heure les salaires seraient prêts le
lendemain. Trois blancs visages déjà bien blancs
devinrent encore plus blancs. Salaires? Quels salaires?
Le jour suivant était le premier du mois; le jour de
paie. Le personnel composé de huit filles de service,
d’une caissière et de la mamasan, attendait leur salaire
pour mars, et Vlad avait dit que les nouveaux
propriétaires s’en occuperaient. Combien? Quarante et un
mille baht. Les trois gars se regardèrent en pensant
comment le réglage du timing de Vlad avait été si
parfait. Ce n'était même pas le premier jour. Ils
s’assirent dans un coin du bar et consentirent
finalement à mettre 14,000 baht chacun pour payer les
frais et 1,000 baht pour leurs consommations.
"Oh cela me rappelle" dit la mamasan en retournant à la
caisse. Elle revint avec une liasse de notes de bar de
presque 4 centimètres d’épaisseur et la tendit à Chuck.
"C’est votre bin (mauvaise prononciation par les thaïs
qui signifie bill – note - en anglais) pour le mois".
"Mais Vlad a dit qu'il les paierait", répondit Chuck.
"Non. Il n’a pas payé."
"Pourquoi est-ce que cela ne me surprend pas?" a lancé
Geoff.
"Combien ça fait?" continua Chuck.
"5,600 baht", a répondu la mamasan.
Chuck mis la main dans sa poche et en ressorti 6,000
baht qu’il tendit à la mamasan. Lorsqu'elle revint avec
sa monnaie, elle dit "Et vous n'oublierez pas. Demain
l'homme vient livrer la bière et le whisky pour le mois.
Vous devrez payer 18,300 baht". Elle leur présenta
un registre de comptes qui montrait la commande mensuel
standard du fournisseur de gros. Et Geoff soupira,
"Qu’est-ce qui va encore nous tomber dessus?"
L'après-midi suivant à trois heures, les trois hommes se
retrouvèrent au bar et divisèrent leur argent pour payer
les factures. Le montant total avait été un peu compensé
par les quelques 8,000 baht que la mamasan a donnés de
la recette des derniers jours sur laquelle Vlad n’avait
pu mettre la main. "Six mille de tout cela vient de
moi", a fait remarquer Chuck. Ils ont payé les salaires,
l’approvisionnement des boissons alcoolisées et quelques
trucs divers que la mamasan a dit qu’ils étaient
nécessaires. Quand tout a enfin été dit et fait, ils
remettèrent les compteurs à zéro et résolurent
d’apporter de la gaieté dans leur premier jour en tant
que patrons de bar. Cinq minutes plus tard, un étranger
bien habillé s’est approché d’eux en souriant et en
tendant sa main.
"Salut. Je m’appelle Tom et je viens d’acheter la moitié
de ce bar. Lequel d’entre vous est Geoff?"... |
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